Avec près de 2,2 millions de demandeurs d’emploi de catégorie 1 inscrits sur les listes du pôle emploi, la tâche s’alourdit de plus en plus pour les services
d’aide à l’emploi et d’indemnisation des chômeurs. En effet, les dernières statistiques de reclassement figurant
dans le dernier numéro pointstatis (novembre 2008), de l’Assedic, montrent que près de deux allocataires sur cinq ont retrouvé un emploi dix-huit mois après leur inscription. De l’autre côté du
spectre, il fallait dire aussi que près de 23% des allocataires sont encore sans emplois après dix-huit mois. En ce sens, il y a lieu à insister sur le fait qu’il reste encore des disparités à
l’accès au marché de l’emploi mais aussi pour bénéficier des mesures d’aide à l’emploi.
En termes de qualité de reclassement, nous avons remarqué que la qualité des contrats décrochés s’améliore en fonction
de la longueur de la période de recherche d’emploi. Pour ceux qui ont retrouvé un emploi au bout de 6 mois de recherches, 35% ont pu décrocher des CDI. Ce taux augmente pour atteindre au bout de
18 mois de recherche d’emploi plus de 53%. Dans le même sens, les contrats d’intérim perdent de leurs poids plus la période de recherche d’emploi est longue. Un constat qui confirme que les
services d’aide à l’emploi capitalisent sur leurs efforts en matière de prospection d’offres d’emploi.
Par ailleurs, la pérennité des solutions de reclassement reste variable selon le type de contrats ainsi que les trajectoires professionnelles adoptées pendant les 18 mois suivant la reprise d’activité. Les emplois les plus pérennes sont ceux qui ont été matérialisés par un CDI. Ils représentent 29% des entrants au chômage et conservent à hauteur de 77% leurs emplois au moins pendant les 16 mois suivant leur embauche. Ceci dit, l’aide à l’emploi n’est pas toujours aussi efficace qu’avec cette dernière cible. Les emplois courts ont par exemple l’intensité en emploi la plus faible. En moyenne, ils n’arrivent à préserver leurs emplois que pendant 5,7 mois. Entre ces deux panels, la garantie de la pérennité de l’emploi reste ainsi assez aléatoire.
Pour le reste, les disparités entre hommes et femmes en matière d’aide à l’emploi et de reclassement persistent. En effet, 69,4% des hommes retrouvent en moyenne un emploi au terme de 18 mois de recherches, alors que seulement 60,8% des femmes arrivent à décrocher un boulot après 18 mois de recherches. Cette disparité est encore plus flagrante quant on sait que un jeune a trois fois plus de chance qu’un seniors à retrouver un emploi sur la même période. Sans rentrer en détail dans les statistiques des différentes mesures d’aide à l’emploi – objet de nos prochains articles, il y a lieu à insister sur les efforts supplémentaires que doivent fournir les services et organismes d’aide à l’emploi.








